mercredi 10 juin 2009

John Martin



Atwalys Kiljan admire les oeuvres de ce peintre anglais du 19ème siècle. Il s'inspire énormément de cette vision romantique et apocalytpique dans ses textes.
Biographie (source: wikipedia)

John Martin est né à Haydon Bridge près d'Hexham. Il commence sa formation en tant que peintre de blason à Newcastle-upon-Tyne puis est mis en apprentissage chez Bonifacio Musso, peintre italien qui l'emmène à Londres en 1806. Il se marie deux ans plus tard et commence à gagner sa vie en donnant des cours de dessin tout pratiquant l'aquarelle, la peinture sur verre et porcelaine, et consacrant son temps libre par l'étude de l'architecture.

Le peintre

Il expose pour la première fois en 1811, à la Royal Academy, avec son tableau Sadak in Search of the Waters of Oblivion qui est vendu pour 50 guinées (environ 70€). Il enchaîne ensuite les succès avec Expulsion et Paradise en 1813, Clytie en 1814 et Joshua Commanding the Sun to Stand Still upon Gibeon en 1816. Après une période de cinq ans plus creuse, Martin revient sur le devant de la scène avec Belshazzar's Feast (1821) sur lequel la critique se divise entre admiration et hostilité. Cependant, ce tableau lui permet de gagner un prix de 200£ décerné par la British Institution, alors que Joshua n'a reçu que 100£. Viennent ensuite des œuvres comme Destruction of Herculaneum (1822), the Creation (1824 )ou the Eve of the Deluge (1841), les deux derniers lançant une série ayant pour thème la Bible et en particulier certains épisodes où la puissance divine transparait (création et destruction).
Les immenses peintures de Martin s'inspirent des dioramas, divertissement très à la mode dont il est considéré comme l'un des précurseurs.

Le graveur
Grand peintre, John Martin est aussi un graveur reconnu. En 1823, un éditeur américain, Samuel Prowett, lui passe commande d'une illustration du poème épique de John Milton, Le Paradis perdu pour 2000£. Elle se compose de vingt-quatre gravures que Prowett à fait compléter par une autre série de vingt-quatre mais sur de petites assiettes dont deux sont devenues célèbres : Pandemonium et Satan Presiding at the Infernal Council, comprenant certains éléments de science-fiction. Inspiré par les publications qu'a faites Prowett de ses œuvres, Martin va se mettre à publier lui même ses illustrations de l'Ancien Testament mais cela devient vite un gouffre financier. Il revend ses créations à Charles Tilt qui les fait paraitre en 1838.

Fin de vie

Pendant ses quatre dernières années, il continue à peindre sur des thèmes bibliques en en privilégiant trois : Le Jugement dernier, la colère divine et le Paradis qui donnent plusieurs grandes œuvres : The Destruction of Sodom and Gomorrah (1852) ou The Great Day of His Wrath (1853).
Il meurt d'une crise de paralysie sur l'île de Man alors qu'il est en train de peindre. Son œuvre a inspiré de nombreux artistes ou écrivains, parmi lesquels la famille Brontë.
La plupart de ses tableaux ont été acquis en 1974 par le Tate Britain et y sont toujours exposés

Sources
(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu d’une traduction de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « John Martin (painter) ».
Tate Britain website

Liens externes
Fiche de John Martin sur le site du Tate Britain avec une reproduction de ses œuvres